Piéces "boursables".

Il y a deux catégories de pièces en or : celles dites « boursables » et les autres.

Une pièce est « boursable » si son état de conservation est conforme à des critères de qualité « zéro défaut ». Généralement, le minimum requis pour ce degré de qualité est matérialisé par un emballage, un sac, un sachet ou un « blister » ou encore un écrin scellé enfermant la pièce.

Seules les pièces qui ont donc passé leur vie sous scellées peuvent prétendre à la cotation des experts.

(Ci-dessus en photo, une pièce de 20 francs-or "boursable" dans son "scellé CLAL". Le CLAL (Comptoir Lyon-Allemand) est un organisme affineur et producteur d'or d'investissement - Le carton scellé avec la pièce porte la mention : " Ce scellé est la garantie absolue pour toute transaction de vos pièces au cours de bourse ".)


Les pièces boursables sont rares.

Inutile de dire que les pièces boursables sont rares.

Toutes les autres pièces, c’est-à-dire les pièces libres de tout emballage sont, elles, « non boursables ».

En effet, elles sont forcément choquées, usées, marquées, brossées, salies. Ce sont des pièces qui ont eu une existence monétaire « normale », passant de bourses en bourses, de mains en mains, de coffres en coffres, au grès des échanges qu’elles ont permis de faire.

Bien entendu, c’est aussi le cas des pièces serties et de toutes les pièces qui ont servi à orner ou agrémenter un bijou.

Ces pièces « non boursables » n’ont plus que la valeur monétaire du poids d’or qu’elles contiennent.


Même lorsqu'elles sont "non boursables", le prix des pièces est très élevé.

En effet, la plupart des pièces d’or ont un titre équivalent ou supérieur à 900/1000 d’or fin. C'est beaucoup plus que n'importe quel bijou. Leur prix au gramme est dont plus élevé.

Dernier point : la transaction des pièces d’or est soumise à la fiscalité.

Au final, le prix d’une pièce « non boursable » (c’est-à-dire 95% des pièces d’or en circulation) est déterminé à partir du prix de la pièce boursable (cotée chaque jour, donc) mais auquel on déduit :

- les taxes (pour savoir quelle est la fiscalité sur les ventes d’or, cliquez ici),

- les décotes d’usure,

- les frais de courtage.

On arrive à un « prix de rachat au gramme net-net », extrêmement variable d’un point de rachat à un autre…

C’est le seul prix transposable, qui permette de faire des comparaisons d’une proposition à une autre.