Piéces "boursables".

Il y a trois sortes de pièces en or : les pièces non boursables, les pièces boursables et les pièces de collection.


Les pièces de collection.

Ce sont des pièces très rares (souvent très anciennes, qui présentent un faible tirage de tel ou tel atelier) et d'une qualité originelle irréprochable.

Leur valeur est souvent déterminée "aux enchères", c'est à dire au plus offrant.

Bien qu'elles soient rares, on parle souvent de ces pièces car elles atteignent des montants astronomiques et sont largement médiatisées.

Précisons que ces pièces ne sont jamais rachetées au "pesant d'or", ni pour être fondues. 


Les pièces boursables.

En dessous de ces très rares spécimens se situent les pièces dites "boursables".

On entre ici dans une catégorie un peu floue, où intervient une notion de "prime", elle-même fluctuante indépendamment du cours de l'or.

On entre surtout dans des catégories de "qualités" multiples, dont l'objectivité est loin d'être acquise.

On dit quand même qu'une pièce est « boursable » si son état de conservation est conforme à des critères de qualité « zéro défaut ». Généralement, le minimum requis pour ce degré de qualité est matérialisé par un emballage, un sac, un sachet ou un « blister » ou encore un écrin scellé enfermant la pièce.

Seules les pièces qui ont donc passé leur vie sous scellées peuvent prétendre à ces cotation d'experts, très divisés entre eux ...

Pour couper court aux interprétations hasardeuses, des organismes de "grading" se sont créés afin de "grader" les pièces de manière définitive. Mais on dit aussi que certaines pièces sont "réparées" avant d'être gradées, de sorte que la qualité originelle n'est pas toujours garantie dans ces coques thermocollées...


Les pièces non boursables.

En réalité, les "véritables" pièces "boursables" sont rares, elles aussi.

Toutes les autres pièces, c’est-à-dire les pièces libres de tout emballage vont, elles, rejoindre la catégorie des pièces « non boursables ».

On les appelle aussi "pièces de circulation". Elles sont forcément choquées, usées, marquées, brossées, salies.

Ces pièces ont eu une existence monétaire « normale », passant de bourses en bourses, de mains en mains, de coffres en coffres, au grès des échanges qu’elles ont permis de faire.

Bien entendu, c’est aussi le cas des pièces serties et de toutes les pièces qui ont servi à orner ou agrémenter un bijou.

Ces pièces « non boursables » n’ont plus que la valeur du poids d’or qu’elles contiennent.

Leur "prix au gramme" est tout de même très élevé, car leur titrage d'or fin est nettement supérieur à n'importe quel bijou (900/1000 d'or fin pour les pièces contre 750/1000 par exemple pour l'or 18 carats).

Dernier point : la transaction des pièces d’or est soumise à la fiscalité. (Pour savoir quelle est la fiscalité sur les ventes d’or, cliquez ici),

Il faut donc faire attention aux "prix au gramme" affichés : est-il brut (taxe à déduire) ou net (taxe déjà déduite) ?

Enfin, quels sont les frais du Courtier ? Sont-ils compris dans le prix net affichés ou faut-il les déduire, en fin de transaction ?...

Autant de subtilités très importantes qu'il faut bien comprendre avant de faire des comparaisons de prix de rachats de pièces d'or !...