Vaut-il mieux vendre son or chez un bijoutier ou chez un comptoir ?

Traditionnellement, les bijoutiers ont toujours racheté le « vieil or » de leurs clients.

Mais souvent, ce rachat s’entendait à l’occasion d’un nouvel achat et venait en déduction d’un autre bijou plutôt qu’en un chèque.

Le vieux bijou rapporté constituait une « remise » qui était une forte incitation à un nouvel achat.


Émergence d’un « nouveau métier »

Mais avec la très forte hausse de l’or des années 2005-2012 (*), de nombreux acteurs se sont installés dans ce qu’il faut bien appeler le « métier » de « rachat d’or », faisant de cette activité quelque chose de différent, finalement sans lien avec le bijoutier traditionnel.

Ensuite, le développement d’Internet a contribué à la création de sites spécifiques de rachat d’or et d'enseignes nationales de courtage d'or.

Parallèlement à cette évolution, le métier-même de bijoutier a bien changé durant ces 25 dernières années en raison de la spécialisation : d’un côté les « fabricants », et d’un autre les « marchands ».

Tant que les bijoutiers étaient « fabricants - généralistes », ils avaient besoin d’or « matière première » pour faire leurs créations.

Dès lors que les bijoutiers ne sont plus que des marchands de « produits finis », ils achètent et ils revendent des articles sans transformation, fabriqués en grande série pour la plupart. Du coup, leur besoin en « matière première » destinée à être transformée en bijoux a fortement diminué.

Ces mutations ont contribué forger l’image des uns et des autres :

  • le bijoutier « vend des bijoux » (et rien d’autre),
  • les rachats d’or « rachètent l’or » (et rien d’autre).


Défense du consommateur.     

Le développement très important des Agences de « rachats d’or » par des « non-professionnels » de la bijouterie a également engendré de nombreux excès dans des arnaques de toutes sortes.

Face à ces problèmes, des Associations de consommateurs sont montées au créneau pour alerter puis défendre leurs adhérents du potentiel de nuisance de ces nouveaux acteurs dans un univers, disons « sensible », où le grand public n’est pas du tout formé.

Finalement le législateur s’est inquiété de la situation.

Le Code de la Consommation, puis le Code Général des Impôts, puis le Code monétaire et financier ont fourni une abondante doctrine visant à réguler l’activité de Rachat d’or et à protéger les consommateurs (qui sont les « vendeurs » dans cette affaire).

Désormais, les consommateurs vendeurs d’or sont hyper protégés dans leurs transactions et disposent de Droits considérables, qu’ils ignorent très souvent d’ailleurs ...

Les courtiers de « rachats d’or », eux, doivent se conformer à de nombreux textes de lois et de « normes », leur imposant des règles très strictes en matière de compétences, de transparence, de déclarations de toutes sortes (notamment vis-à-vis des Services des Douanes) et de contrôles sévères, assortis de sanctions civiles et pénales pouvant être lourdes..


Une « mise à jour » impérative.

Cette accumulation de contraintes pesant sur le monde bijoutier a contribué à accélérer la spécialisation et le désengagement des bijoutiers traditionnels dans le rachat d’or.

On est arrivé au point où de nombreux bijoutiers ne savent même plus s’ils sont ou non en conformité avec les innombrables lois et normes pour pratiquer le rachat d’or.

De plus, les nouvelles pratiques en matière de délation, de notation, de critiques, (sans parler des méchancetés et jalousies entre « collègues »), souvent gratuites et dévastatrices sur Internet, ont rendu les acteurs prudents.

Au bout du compte, le rachat d’or est toujours une activité possible à tout professionnel de la bijouterie dûment patenté et déclaré aux Douanes.

Mais il faut quand même une sérieuse « mise à jour » à ces bijoutiers traditionnels pour rendre cette activité « conforme » aux lois, règlements et normes récentes, non seulement en termes de déontologie, de compétence ou de transparence professionnelle mais en termes de respect des Droits des Consommateurs et des Services Administratifs.

C’est cette « mise à jour » que font de nombreux bijoutiers actuels, et c’est ce qu’a fait la SOCIETE DUCROS à travers son concept « ROD » (Rachat d’Or Ducros) et son bureau de rachat à Villefranche sur Saône, le « Comptoir de l’Or Caladois ».



NOTE (*) - Entre 2005 et 2012, le kilo d’or est passée de 10 246 € à 44 300 €, soit une hausse de +300% en 7 ans …